Les vents du changement

Message envoyé d’un téléphone mobile depuis le Burkina Faso. Une impression de miracle. Nous nous rendons à La Petite pour discuter avec le village à propos du forage du nouveau puits… l’aboutissement d’une promesse faite il y a presque 3 ans.

Trois ans après leur promesse aux habitantes du village de La Petite, Ina et Esu, les co-fondateurs de la fondation BARKA reviennent au Burkina Faso pour tenir leur promesse. Après des années de sacrifices personnels (Ina et Esu n’ont tiré aucun revenu de leur travail au sein de BARKA), quelques mois de tragédie personnelle et d’obstacles (le décès récent du père Esu, un grand partisan de BARKA, et la blessure à la cheville d’Ina), ils ont surmonté ces difficultés pour tenir leur promesse.

Voici leur message :

Nous attendons actuellement l’arrivée des femmes du village pour commencer la réunion avec celles qui nous ont demandé en 2008 de les aider à répondre au besoin extrême en eau de cette communauté. Demain matin, nous nous réunirons avec tout le village pour discuter du projet. Cela a pris beaucoup de temps, mais nous y voilà ! – 25 mars 2012

Dans un monde où la transparence fait partie des objectifs les plus difficiles à atteindre pour les organisations, BARKA a placé la barre haut en matière d’excellence, d’honnêteté et de responsabilité :

Les femmes étaient tellement heureuses de nous voir et d’entendre la nouvelle, qu’elles n’ont pas pu exprimer leur joie avec des mots. –25 mars 2012

Ina et Esu informent régulièrement les sympathisants de la fondation à propos de leurs combats et de leurs victoires sur place, au Burkina Faso, en mettant à jour leur statut Facebook. Chez BARKA, nous sommes en faveur de l’utilisation de la technologie pour relier les personnes tout autour du monde, car nous sommes convaincus que nous avons tout à apprendre les uns des autres, et que nous pouvons nous entraider. Le but de la fondation BARKA est d’aider les burkinabés à atteindre leur objectif d’un avenir meilleur, et pas de faire de la charité. Nous sommes partisans d’un travail collectif pour une solution.

Dans seulement 90 minutes commence la réunion avec tout le village. Des centaines de gens vont venir. Nous allons leur parler de toutes ces personnes en Amérique du Nord qui pensent à eux et qui ont rendu cela possible. –26 mars 2012

Après la célébration de leur retour, Ina et Esu ont travaillé sur les aspects logistiques du forage du puits. Le 3 avril, ils écrivaient :

Nous avons signé le contrat avec l’entreprise de forage ! Quel bonheur. Aujourd’hui, nous avons accompagné les foreurs au village de Tantiaka pour pouvoir les présenter à la communauté. Nous espérons ensuite être de retour à Ouagadougou pour plusieurs rendez-vous à venir les 3 prochains jours. Nous devons réussir à trouver des fonds pour d’autres aspects du projet, tel que la formation d’un mécanicien sachant réparer le puits.

Les choses avancent pour Barka ! Et cela n’aurait pas été possible sans votre soutien, alors on compte sur vous !  

Les vents chauds du Sahara soufflent fort : les vents du changement.-Ina & Esu

Published on avril 7, 2012 by
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